Avoir 30 ans

14 08 2008

Il ne me reste plus que quelques jours dans la vingtaine. On n’arrête pas de me demander comment je me sens. Et je ne comprends pas pourquoi je devrais me sentir différemment. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes paniquent.Ce n’est qu’un chiffre. Je vais rester la même, mais je vais écrire un 3 au lieu d’un 2. C’est TOUT! (J’avoue que je me fais encore demander en quoi j’étudie ou bien ce que je veux faire plus tard. Les gens me donnent habituellement début vingtaine. J’imagine que ça aide à se foutre de devenir trentenaire.)

Enfin, bref, on me dit:

«Parfois on s’était fixé des objectifs qu’on n’a pas atteint», «On sent qu’on est pas encore assez responsable ou qu’on doit devenir responsable», «il est temps de commencer à se stabiliser». Voilà ce qu’on me répond. Et pourquoi???? Pourquoi je dois absolument me stabiliser si être pigiste et libre me ressemble davantage. Est-ce pour cette raison que j’ai accepté un poste à temps plein qu’on m’a offert dernièrement pour finalement me rendre compte après 5 jours seulement que j’adorais ma vie telle qu’elle était? Horaire flexible, voyages, nouveaux défis, aventure, etc.

Au fond si je regarde mon passage à la trentaine, je suis plutôt satisfaite. J’ai vu les pyramides, suis allée sur une île de l’Océan Indien, vu les singes de Bornéo, ai dansé avec les Ibans, sauté en parachute et en bungee, habité Londres, fait de la via ferrata à flan de rocher, fait du kayak parmi les baleines, appris à piloter un avion, …  (D’ailleurs pour souligner mon passage vers la trentaine, je cherche une activité originale et exaltante à faire. Des suggestions?)

Stéphane m’a écrit : «Dans ton cas, peut-être que lire un livre dans un fauteuil confortable en flattant un chat, ça ferait différent.»

Marie-Julie me suggère de trouver quelque chose de symbolique… hmmm…

Des idées? Il ne me reste pas beaucoup de temps pour trouver!

Justement, parlant d’amis, j’ai aussi, rencontré, ici et ailleurs, des gens extraordinaires avec qui j’ai de nombreux éclats de rire! Des gens qui m’ont appris sur plein de sujets et sur la vie en général et qui m’ont menée à me questionner et à devenir une meilleure personne.

J’ai aussi la chance d’avoir une famille exceptionnelle qui m’encourage à suivre mes rêves, mes feelings et qui très compréhensible à propos de toutes mes envies folles et de mon incapacité à la stabilité. Et qui m’a appris que les difficultés nous rendent plus fort.

Plus tard, lorsque je repenserai à mon passage à la trentaine, je crois que même si je manque de REER pour vivre confortablement ma vieillesse, je pourrai toujours me nourrir de mes expériences passées.

Finalement, je suis choyée. J’entre dans la trentaine avec un regard des plus positifs sur la vie et sur Ma vie.

Parfois, on doit se questionner sur ce que l’on désire le plus.

Veut-on vivre le calme du carrousel qui tourne en rond toujours à la même vitesse ou l’exaltation des montagnes russes et de son parcours imprévu, même si les rapides descentes et les remontés trop lentes à notre goût sont inévitables?

Veut-on réussir DANS la vie ou veut-on réussir SA vie?





Délices ou supplices, c’est selon

13 08 2008

Puisque selon mes statistiques, plusieurs personnes tombent sur mon blogue en googlant: les délices de l’île Maurice, restaurant mauricien Montréal, etc, j’ai décidé de mettre plus de photos de l’endroit. Comme ça, ces gens pourront se faire une idée concrète de l’endroit.

À noter, la bouffe était quand même bien même si je n’y ai pas retrouvé les saveurs que j’avais tant aimé en voyage à l’île Maurice. Toutefois, nous étions six et nous avons tous commandé des plats différents dont plusieurs jarrets d’agneau. Recevoir tous nos plats en cinq minutes était plutôt surprenant….

Enfin bref, à vous de juger si on y trouve des délices.

Quelqu’un à ma table a rebaptisé l’endroit Les Supplices de l’île Maurice. Il faut dire que nous nous étions réunis pour se remémorer notre voyage à l’île Maurice…

Le chef

Le chef

la déco

la déco

Notre seau à glaces

Notre seau à glaces

vu l'état du plancher, est-ce vraiment pour ne pas faire d'égratignures???

Vu l’état du plancher, je me questionne sur la pertinence des balles de tennis. Est-ce vraiment pour éviter les égratignures?

le dessert

le dessert

Alors, votre verdict? Supplice ou Délice?





Poissons, Manukan Island

10 08 2008

Lorsque j’étais à Kota Kinabalu (KK) dans l’état de Sabah à Bornéo, j’en ai profité pour aller sur les petites îles tout près. Une quinzaine de minutes en bateau et j’étais à l’île de mamutik.

Mamutik Island

Mamutik Island

En route, mon guide m’a montré une grosse maison. «Plusieurs personnes disent qu’elle appartient à Jackie Chan, mais personne n’est certain à 100%».  Alors voilà la possible-maison-de-Jackie-Chan à KK.

Est-ce une des maisons de Jackie Chan?

Est-ce une des maisons de Jackie Chan?

Et puis, à l’île mon activité favorite a été,  évidemment, de faire du snorkeling (et de prendre des centaines de photos)! J’adore prendre des photos sous l’eau!!!

En voici quelques-unes prises à l’île de Manukan.

Mes photos de poissons à Mamutik ne sont pas géniales parce que le courant faisait trop bouger le sable. En plus, le soleil était trop fort et je ne voyais absolument rien dans ma lentille. J’ai donc préféré mes photos prises un peu plus tard en journée, lorsque je me suis rendue à l’île de Manukan…





Intouchable et Immortelle

30 07 2008

Ce qui m’avait manqué le plus en voyage, c’était ma promenade en vélo. C’est hier, que j’ai enfin recommencé ce bonheur quotidien.
C’est une nouvelle passion que je dois au dernier qui a fait vibrer mon cœur… Ça devait bien faire six ans qu’il était sous clé avant que je le ressorte l’été dernier! (le vélo, pas le gars!)
Cette relation (avec le gars, pas le vélo) m’aura finalement apporté un tas de choses, mais la (re)découverte du vélo est probablement la plus marquante, ou celle que je chéris le plus.

D’ailleurs, je me demande toujours pourquoi on dit échecs amoureux. Personnellement, je ne considère jamais mes relations passées comme des échecs. Elles m’ont toutes apporté beaucoup… À travers ces gens, j’ai appris sur moi, sur la vie,  j’ai découvert de nouvelles passions, j’ai enrichi ma culture sur différents sujets et surtout, ça m’a amené des réflexions qui m’ont permis de m’améliorer en tant que personne et de savoir davantage ce que je recherche…

Je préfère dire «expériences amoureuses» ou «expériences sentimentales».

Comme les jobs, parfois on nous laisse partir sans raison valable, parfois on n’a pas exactement le rôle que l’on souhaite, parfois on a affaire à quelqu’un d’intransigeant face à de petites erreurs, parfois on voudrait occuper un poste plus élevé qui n’est malheureusement pas disponible, parfois on a peur de s’engager dans du temps plein, parfois ce n’était juste pas le bon moment, parfois on ne se sent pas à la hauteur, parfois on n’est pas satisfait avec le partage des tâches et parfois on regrette d’avoir cru à tort avoir trouvé des meilleures conditions ailleurs… Certains accumulent les mauvaises références, d’autres sont désavantagés par trop d’expériences ou un manque de stabilité. Pourtant, on ne dit jamais mon dernier échec professionnel, alors pourquoi ce le serait en amour ?

Dans tous les cas, ça reste des expériences enrichissantes qui forment ce que nous sommes.

***

En recommençant à faire du vélo hier, j’avais la chanson Intouchable et Immortel de Daniel Bélanger dans la tête. Pour les paroles, on clique ici.
Lorsque le disque est sorti, je dois avouer qu’elle ne faisait pas partie de mes chansons favorites. Mais on dirait qu’elle a pris un nouveau sens. Parce qu’au fond, c’est souvent ce que je ressens lorsque je roule…
C’est souvent le moment où j’ai le plus d’idées, où je compose mes textes en espérant me rappeler les mots et les phrases qui abondent dans ma tête.

***

Alors, je suis partie vers un de mes endroits favoris pour faire du vélo à Montréal: Ahunstic. En allant vers le nord, au bout de la piste cyclable, on a le choix d’aller au Parc de la Visitation en allant vers la droite, mais je préfère souvent aller vers la gauche, je ne sais pas trop pourquoi. Je traverse le Parc Stanley, puis je me rends dans un autre parc dont je ne connais pas le nom.

Parc Stanley

Parc Stanley, prise avec mon N95

la porte mystère du parc au nom inconnu

la porte mystère du parc au nom inconnu, prise avec mon N95

Les fleurs bizarres dans le parc inconnu

Les fleurs bizarres dans le parc inconnu, prise avec mon N95

Lorsque je me promène ou que je voyage avec une caméra, je me dis souvent que j’aurais aimé devenir photographe. Il me semble que chercher ce qui fera des belles photos, ça nous donne un regard différent sur les choses. Je ne suis pas une photographe et déjà, lorsque j’ai un appareil sur moi, je regarde les choses différemment. Avoir mon cell Nokia N95 toujours avec moi a ça de positif, ça m’oblige à m’arrêter et à (re)découvrir Montréal…

***

Et puis, de retour de vélo, ce que j’aime le plus, c’est regarder les stats sur ma montre Polar. (D’ailleurs, merci mom pour ce cadeau qui m’est totalement indispensable!)
Durée : 1h49
Nbre de calories brûlées : 770 (ça c’est ma stat préférée :p)
Fréquence cardiaque max : 173
Moyenne : 135





En mal de jungle

29 07 2008

Dimanche, je me suis levée avec une envie folle de trekking/hiking dans la jungle. C’est impossible ici, mais je me suis tout de même dirigée vers le Mont Royal, la colline montérégienne la plus connue qui se trouve assez près de chez moi. Une colline de 234 mètres, c’est mieux que rien!

Pour ceux que ça intéresse, les neuf collines montérégiennes ont été formées par des roches ignées intrusives alcalines (le magma n’a pas atteint la surface terrestre et a donc figé en profondeur), il y a environ 125 millions d’années.  C’est Jacques Cartier qui lui donna le nom de Mont Royal. Accompagné par des Amérindiens, il a été le premier Européen à se rendre à son sommet en 1535. Pourquoi montérégiennes? Pour montagnes royales (Mont Regii=Mont Royal en latin).

Enfin, bref, j’ai décidé de prendre les petits sentiers au lieu de la “route”.  Après tout, je me suis perdue dans la jungle où j’aurais pu me faire attaquer par des singes ou me faire mordre par un serpent. Je me suis dit que sur le Mont Royal, le pire qui pouvait m’arriver serait de tomber face à face avec un écureuil obèse.

Les créatures que j’ai pu observer sur ma route? Un escargot jaune en compagnie d’un ver de terre.

Je suis tombée sur une grotte qui semble être le refuge de quelqu’un.

En montant, j’ai croisé un autre endroit qui semble être “le lit” de quelqu’un. Et c’est par là que j’ai grimpé. Effectivement, le sentier hors-piste ne se rend pas jusqu’au sommet. Rendu ici, ma randonnée ressemblait davantage à de l’escalade.

Voici la vue que j’avais de la dernière roche avant d’arriver sur un terrain plat.

Je ne savais plus trop où je m’étais rendue. Je regarde vers le haut, et puis, j’étais à la croix!

Avant de partir pour la Malaisie, on m’a dit à maintes reprises de ne pas oublier mon anti moustiques. J’en ai apporté, mais j’oubliais constamment de m’en mettre. Je peux donc affirmer que les moustiques malaisiens ne sont pas si voraces et puis, leurs piqûres ne piquent pas. Je n’en ai même pas une dizaine! Et je ne me suis jamais grattée.

C’est ici que ce spray aurait été le plus utile. Une seule promenade dans le bois et j’ai plein de piqûres qui piquent au max!!!

J’ai tué un moustique alors qu’il me piquait sur le bras. Résultat: j’avais un splash de sang sur le bras. C’est comme ça que je suis arrivée sur la “route”, pleine de terre sur les jambes et du sang sur le bras. On m’a regardé bizarre. Ça m’a fait pensé à quand je suis sortie de la jungle à Sukau… ;)

Le ciel se couvrait, alors je me suis dit qu’il valait mieux que je me dépêche à rentrer. Surtout que j’avais “stationné” mon vélo à quelques rues de la montagne. En redescendant,  j’ai fait un arrêt au belvédère du chalet pour prendre une photo de la vue et ainsi jouer la vraie touriste dans ma ville.

Montréal. Vue du belvédère du chalet, Mont Royal

Montréal. Vue du belvédère du chalet, Mont Royal

Et là, la batterie de mon N95 (avec lequel j’ai pris toutes ces photos) est morte!

Dommage, j’aurais voulu prendre une photo des écureuils obèses!

Ce n’était décidément pas aussi exotique qu’une aventure dans la jungle, mais c’était tout de même très plaisant!





Papillons

27 07 2008

Je suis encore en train de classer mes photos! C’est le désavantage d’en prendre autant et d’apporter deux appareils! Enfin…

J’ai réalisé qu’en plus des poissons et des singes, j’ai eu un intérêt particulier pour les photos de papillons.

Papillons photographiés à Sarawak:

Papillons photographiés à Sabah:





Maintenant je regrette…

27 07 2008

…de ne pas avoir gardé mes cartes d’embarquement. J’ai toujours trouvé ça inutile de la part des gens qui les gardaient. Enfant, je le faisais. Tout comme je gardais mes billets de spectacles. Et puis, trouvant que c’était vraiment des trucs inutiles à garder, j’ai tout jeté.

Je le regrette maintenant. J’avais tort!

Sur le site, FlightMemory, on peut recréer l’historique de nos voyages!!

En entrant les numéros des vols, on obtient une foule de renseignements comme le temps que l’on a passé dans les airs, le nombre de kilomètres parcourus, une carte avec tous nos déplacements, nos plus courts et plus longs vols, le type d’appareils, les aéroports les plus fréquentés, si on a le plus souvent été assis côté hublot ou pas, etc…

J’aurais aimé aussi savoir combien de fois j’ai fait l’équivalent du tour de la Terre, ou la distance entre la Terre et la Lune…

On peut même se commander une affiche avec la carte de nos déplacements.

Hmmm, je crois que je vais essayer de remplir un profil de mémoire…





S’ignorer

25 07 2008

Je suis allée rejoindre une amie hier pour le 5@7. En marchant pour me rendre au Barraca, où nous nous étions données rendez-vous, j’ai réalisé à quel point les gens s’ignorent ici.

Pendant deux semaines, je m’étais habituée à regarder ceux que je croise et à leur sourire. Et parfois, à dire bonjour. Tout le monde le fait. J’adore les endroits où sourire à tout le monde fait parti des mœurs. Il me semble que recevoir tout plein de sourires dans un journée, c’est plaisant. Et en faire, ça fait du bien!

Sur l’avenue Mont-Royal, tous les gens que j’ai croisés regardaient le sol. Le sourire n’y était pas. Les quelques personnes à qui j’ai souri parce que nos regards se sont croisés ont rapidement détourné les yeux. Pourquoi s’ignore-t-on ici?





Le retour

24 07 2008

Pas toujours facile revenir à la réalité.

Le retour, pour moi, ça veut dire:

-une tonne de lavage à faire

- du classement «ça allait où ça déjà?»

-la fatigue du décalage horaire. (j’ai dormi de 1h à 3h30 la nuit dernière!)

-le ménage de mes centaines -millier?- de photos et choisir celles que je supprime.

-la lecture d’une centaine de emails et la réponse des plus importants.

-réaliser que j’ai fait plein de fautes ridicules dans mes billets écrits en vitesse souvent à moitié endormie. Et en être très gênée!

-Prendre le temps de relire mes anciens billets pour les corriger!

Mais, le retour, c’est aussi trouver le bonheur dans de petites choses simples, comme:

-porter des vêtements propres qui ne sentent pas l’humidité

-Retrouver séchoir et fer plat. Le look tropical “cheveux mal frisés” ça passe toujours en vacances, mais bon, lorsque je regarde mes photos, je désespère un peu :p

-voir mes amis.

-lire les commentaires des gens à propos de mon site, ou de mes photos.

-avoir des propositions de contrats (yé! On ne m’a pas oubliée!)

-avoir plus de chèques que de factures dans mon courrier.

-se faire dire par Wii Fit que notre IMC a baissé. Je n’y comprends rien, mais bon! Vive la cuisine malaisienne!!!

-Écouter la musique des disques achetés là-bas pour me remettre dans l’ambiance

-Classer mes centaines -ou millier- de photos et me remémorer mes meilleurs moments (ouais c’est autant un + qu’un -)





Putrajaya

23 07 2008

J’ai quitté Bornéo et j’ai passé ma dernière soirée en Malaisie à Putrajaya, une ville qui se modernise, entre l’aéroport et Kuala Lumpur. Plusieurs bureaux gouvernementaux s’y installent, ils construisent un gros centre commercial et il y a trois gros resort. C’était pratique puisque c’était plus près de l’aéroport que la ville. Je suis allée au Marriott.

Et j’ai fait un petit tour de la ville en soirée.

Voici la Mosque, où l,on entendait les gens prier puisqu’il était 21h.

Et le convention center, qui a des yeux de serpent.