En mal de jungle

29 07 2008

Dimanche, je me suis levée avec une envie folle de trekking/hiking dans la jungle. C’est impossible ici, mais je me suis tout de même dirigée vers le Mont Royal, la colline montérégienne la plus connue qui se trouve assez près de chez moi. Une colline de 234 mètres, c’est mieux que rien!

Pour ceux que ça intéresse, les neuf collines montérégiennes ont été formées par des roches ignées intrusives alcalines (le magma n’a pas atteint la surface terrestre et a donc figé en profondeur), il y a environ 125 millions d’années.  C’est Jacques Cartier qui lui donna le nom de Mont Royal. Accompagné par des Amérindiens, il a été le premier Européen à se rendre à son sommet en 1535. Pourquoi montérégiennes? Pour montagnes royales (Mont Regii=Mont Royal en latin).

Enfin, bref, j’ai décidé de prendre les petits sentiers au lieu de la « route ».  Après tout, je me suis perdue dans la jungle où j’aurais pu me faire attaquer par des singes ou me faire mordre par un serpent. Je me suis dit que sur le Mont Royal, le pire qui pouvait m’arriver serait de tomber face à face avec un écureuil obèse.

Les créatures que j’ai pu observer sur ma route? Un escargot jaune en compagnie d’un ver de terre.

Je suis tombée sur une grotte qui semble être le refuge de quelqu’un.

En montant, j’ai croisé un autre endroit qui semble être « le lit » de quelqu’un. Et c’est par là que j’ai grimpé. Effectivement, le sentier hors-piste ne se rend pas jusqu’au sommet. Rendu ici, ma randonnée ressemblait davantage à de l’escalade.

Voici la vue que j’avais de la dernière roche avant d’arriver sur un terrain plat.

Je ne savais plus trop où je m’étais rendue. Je regarde vers le haut, et puis, j’étais à la croix!

Avant de partir pour la Malaisie, on m’a dit à maintes reprises de ne pas oublier mon anti moustiques. J’en ai apporté, mais j’oubliais constamment de m’en mettre. Je peux donc affirmer que les moustiques malaisiens ne sont pas si voraces et puis, leurs piqûres ne piquent pas. Je n’en ai même pas une dizaine! Et je ne me suis jamais grattée.

C’est ici que ce spray aurait été le plus utile. Une seule promenade dans le bois et j’ai plein de piqûres qui piquent au max!!!

J’ai tué un moustique alors qu’il me piquait sur le bras. Résultat: j’avais un splash de sang sur le bras. C’est comme ça que je suis arrivée sur la « route », pleine de terre sur les jambes et du sang sur le bras. On m’a regardé bizarre. Ça m’a fait pensé à quand je suis sortie de la jungle à Sukau… 😉

Le ciel se couvrait, alors je me suis dit qu’il valait mieux que je me dépêche à rentrer. Surtout que j’avais « stationné » mon vélo à quelques rues de la montagne. En redescendant,  j’ai fait un arrêt au belvédère du chalet pour prendre une photo de la vue et ainsi jouer la vraie touriste dans ma ville.

Montréal. Vue du belvédère du chalet, Mont Royal

Montréal. Vue du belvédère du chalet, Mont Royal

Et là, la batterie de mon N95 (avec lequel j’ai pris toutes ces photos) est morte!

Dommage, j’aurais voulu prendre une photo des écureuils obèses!

Ce n’était décidément pas aussi exotique qu’une aventure dans la jungle, mais c’était tout de même très plaisant!